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Avril 2020 – La RSE à l’épreuve du COVID-19

il y a 5 mois

Depuis l’annonce du confinement par le président, les entreprises traversent une crise sans précédent. Elles sont confrontées à un double enjeu : la protection des salariés d’un côté et la poursuite de l’activité de l’autre. En plus de réinventer leurs méthodes de travail et de production, elles doivent répondre aux exigences des analystes et consommateurs qui scrutent particulièrement un aspect : les engagements des entreprises en matière de responsabilité sociétale (RSE). Les investisseurs témoignent eux aussi un intérêt grandissant pour les engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des entreprises, y compris le volet RSE.

Une même crise, des réponses sociales différentes

Lorsqu’un "risque est avéré ou réalisé, l’employeur engage en effet sa responsabilité, sauf s’il démontre qu’il a pris les mesures générales nécessaires et suffisantes pour éviter le risque", explique le cabinet en droit social Ampea. Quelles que soient les convictions de l’employeur en matière de RSE, protéger ses employés est donc avant tout un devoir.

Dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons, cela va de la mise à disposition de gel hydroalcoolique sur le lieu de travail, à l’annulation d’évènements, et pour les entreprises les plus vertueuses, une mobilisation pour fabriquer des masques ou des respirateurs, le temps de traverser la tempête.

Néanmoins, la marge de manœuvre des entreprises diffère d’un secteur et d’une activité à une autre. Si certaines sociétés et professions ont eu largement recours au télétravail, favorisant ainsi la distanciation sociale nécessaire pour contrer la propagation du virus, d’autres sont dans l’obligation d’assurer la continuité des services d’intérêt général, notamment les transports et l’alimentation. Le défi pour ces entreprises est donc d’assurer la continuité du service public tout en protégeant à la fois les salariés et les usagers, en renforçant le nettoyage ou en surveillant de près les flux afin d’ajuster la fréquence des rames par exemple.

Objectivement, les réponses sociales scrutées par les parties prenantes incluent des mesures telles que : la protection sanitaire et sociale des salariés, la politique de congés, de garde d’enfants, de télétravail ou de chômage, ainsi que la mise à disposition de la chaîne de production pour produire du matériel médical.

Les chefs de file

Face à cette crise inédite, certaines entreprises ont fait preuve d’un engagement exceptionnel, en participant à l’effort collectif pour limiter les conséquences économiques du Covid-19.

Pour citer quelques exemples : le groupe LVMH a mobilisé quatre usines françaises dédiées d’ordinaire à la production de parfum pour fabriquer du gel hydroalcoolique et fournir gracieusement les hôpitaux. Décathlon a fourni des équipements pour équiper les malades de respirateurs fabriqués à partir des masques de plongée de la marque. Enfin, la société Livi a lancé un outil de téléconsultation gratuit pour les professionnels de santé.

De l’autre côté du spectre, Amazon a été pointé du doigt. En effet, des employés de nombreux pays se sont plaints des conditions de travail et de l’insuffisance des mesures de sécurité dans les entrepôts. Le numéro un du commerce en ligne s’est ainsi vu restreindre son activité par la justice aux seuls produits essentiels sous peine d'amende pendant le confinement.

Des engagements moins visibles mais essentiels

Maillon essentiel de l’économie, le crédit interentreprises est aujourd’hui au cœur des discussions. Devant la menace qui pèse sur plusieurs PME souffrant d’un allongement des délais de paiement des factures fournisseurs, Bercy a appelé les grands groupes à faire preuve de solidarité, en payant leurs fournisseurs et ainsi sauvegarder la trésorerie de ces PME. C'est ce qui permettra aux entreprises d’assurer leur continuité et celle de l’économie française. Celles qui adopteront un comportement responsable et citoyen apporteront une dimension concrète à leurs engagements en matière de RSE.

La leçon à retenir pour l’après

La crise du coronavirus a mis en lumière le degré d’engagement des entreprises. Celles qui ont démontré leurs fortes convictions en matière de RSE ont illustré leur utilité sociale et leur statut d’entreprise au service de la société

L’application des critères relevant du S de ESG démontre la pertinence de la prise en compte des risques extra-financiers comme la RSE et plus globalement, l’intégration des dimensions ESG dans la notation et l’évaluation des entreprises.

L’équipe de gestion*
Achevé de rédiger le 20 avril 2020

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