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Février 2017 - Emission de "green bonds"

il y a 4 ans

Fin janvier, la France a émis pour la première fois de son histoire des obligations vertes, dites « green bonds ».

Ces obligations vertes sont destinées à sécuriser une enveloppe d’investissement consacrée à la transition énergétique. Au-delà du symbole politique, la France montre ainsi qu’elle se donne les moyens d’appuyer le développement de l’agriculture biologique, des énergies renouvelables, de la mobilité électrique, etc… Plus de 7 milliards d’euros à horizon 22 ans ont été levés sans que cela coûte plus cher à l’Etat français qu’un em-prunt classique (coupon annuel de 1,75%).

Cette émission a attiré un grand nombre d’investisseurs institutionnels, dont un grand nombre d’acteurs majeurs de la finance, parmi lesquels figurent des noms comme BlackRock, Amundi, AXA…

Le marché des obligations vertes a été ouvert il y a 5 ans par quelques géants du secteur énergétique.

Des collectivités locales s’y sont essayées dans le passé, comme la région des Hauts de France en 2008, mais le sujet intéressait moins à l’époque. Alors que l’avenir du Fonds vert pour le climat est menacé par la nouvelle administration américaine, voilà une initia-tive qui démontre comment le monde financier peut se mettre au service de la planète.

Est-on sûr que les fonds levés seront bien utilisés ?

Oui. L’Etat s’est engagé à communiquer régulièrement, sur l’utilisation des fonds et à mettre en place un comité d’évaluation indépendant. Cette obligation de transpa-rence fait partie du contrat passé avec les investisseurs.

La France peut-elle être un exemple à suivre ?

L’émission a rencontré un très vif succès, l’offre a été sursouscrite à hauteur de 23 milliards, alors qu’il était question, au départ pour l’Etat de lever 3 milliards d’euros. La France devient, à ce jour, le plus gros émetteur de dettes souveraines vertes.

On se plaît à penser que nous puissions faire école et contribuer à structurer ce marché avec la mise en place d’indicateurs fiables et reconnus de tous. Ce dernier point est particulièrement important à l’heure où la Suède et le Royaume-Uni se préparent à lancer, elles aussi, des émissions d’obligations vertes. En France, on n’a pas de pétrole, mais….

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