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Décembre 2017 - Le Bitcoin : alternatif aux monnaies traditionnelles

il y a 2 ans

Le 5 décembre 2017, une mise en garde sur les achats de bitcoin est publiée par les autorités de tutelle du monde de l’assurance (ACPR) et des marchés financiers (AMF).

Faisant suite à la forte appréciation du bitcoin, les risques liés à un investissement sur des actifs spéculatifs sont rappelés à tous. Attachons-nous ici à mieux comprendre le sujet « Bitcoin ». Le système en lui-même est désigné avec majuscule tandis que l’unité monétaire est désignée en minuscule.

Le bitcoin serait né en 2009 de l’imagination d’un certain Satoshi Nakamoto. Ce dernier présente son invention comme une alternative aux monnaies traditionnelles sous des motivations libertaires (1). Le Bitcoin est un ensemble qui regroupe un système de paiement en réseau et une dite « unité de compte » dans laquelle ces paiements sont effectués.

Le Bitcoin repose sur une base de données gérée par la technologie de la Blockchain, qui assure sécurité et certification des transactions. Tout le monde (personne physique ou morale) peut acheter ou vendre des biens ou des services en bitcoins. La transaction est rendue possible par l’attribution d’une adresse bitcoin, qui peut être assimilée à un numéro de compte. Le problème des monnaies traditionnelles serait, selon Satoshi, que la confiance nécessaire à leur fonctionnement peut être trahie par des intermédiaires comme les banques ou les banques centrales qui contrôlent l’émission monétaire.

L’évolution du nombre de bitcoins est prévue à l’avance. La production de nouveaux bitcoins est programmée pour diminuer de moitié tous les 4 ans (17 millions ont déjà été émis à ce jour). Cette inéluctable évolution serait inscrite dans le protocole informatique. Le bitcoin ne présente pas tous les attributs d’une monnaie, car il n’existe ni pièces, ni billets, et il échappe à toute banque ou autorité centrale. Le cours du bitcoin est passé de 0,01 dollar à sa création à 1000 dollars début 2017 pour atteindre plus de 14 000 dollars en décembre.

Quoiqu’il en soit, l’avènement de ce type de phénomène marque une nouvelle étape dans la perte d’une partie des fonctions régaliennes des Etats. Nombreux sont les professionnels (dont Jean Tirolle et Joseph Stiglitz, 2 prix Nobel aux idées assez opposées) qui prédisent une explosion de cette dite « bulle ». Il y a quelques jours, la bourse de Chicago a annoncé la création d’un contrat à terme permettant de spéculer à la hausse ou à la baisse sur le bitcoin. Ainsi « Même grand maman s’y met » comme le titrait la semaine dernière le Wall Street Journal. De son côté, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a déclaré il y a quelques jours : « Le bitcoin n’est en rien une monnaie, ou même une crypto monnaie. C’est un actif spéculatif ». Les autorités françaises prennent le sujet au sérieux.


Dans ce contexte, chacun se fera son idée.

(1) Le problème des monnaies traditionnelles serait, selon Satoshi, que la confiance nécessaire à leur fonctionnement peut être trahie par des intermédiaires comme les banques ou les banques centrales qui contrôlent l’émission monétaire.

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