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Le logiciel d'IA qui prédit la récidive du cancer du côlon

il y a 15 jours

Au Centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc de Dijon, en Côte-d'Or, l'idée émise par une interne en gastro-entérologie de trouver les marqueurs de rechute d'un cancer du côlon après l'opération, à partir du prélèvement de la tumeur, a fait son chemin.

Afin d'optimiser la suite du traitement du tiers des patients à fort risque de récidive ou, au contraire, de permettre une désescalade thérapeutique du tiers présentant un taux de récidive très faible, une solution logicielle a été mise au point par l'équipe de l'Inserm associée à l'établissement. « Au départ, nous nous étions inspirés des premières études faites par Jérôme Galon pour son Immunoscore qui, en qualifiant les lymphocytes dans la tumeur, indique s'il y a risque de rechute ou non », explique le professeur d'oncologie François Ghiringhelli, directeur de l'unité de recherche. « Mais nous pensions qu'il était dommage de ne regarder que les lymphocytes, sans tenir compte des deux autres paramètres que sont la forme des cellules et l'architecture autour de la tumeur. » Ce projet a bénéficié d'un financement de 350.000 euros dans le cadre du plan cancer 2014-2019 et de l'appel d'offres de l'Inserm portant sur « Les apports à l'oncologie des mathématiques et de l'informatique ».

35.000 imagettes

La force de la solution, qui a fait l'objet d'une publication scientifique dans la revue « Gut » en janvier 2020, réside dans sa base de données issue d'un essai clinique portant sur 1.500 malades. L'équipe de Dijon a analysé les échantillons de tissus de ces patients dont elle connaissait le taux de survie à cinq ans, les a divisés en 35.000 « imagettes » et a créé, à partir de là, un outil d'intelligence artificielle. Le logiciel compare l'échantillon présenté par le médecin en segmentant l'image, en analysant les globules blancs et les cellules cancéreuses de façon automatique. Le score de rechute établi sera validé par le médecin.

L'équipe de l'Inserm a développé sa solution en open source. Son taux de réussite a été mesuré à 85 %, et la mise sur le marché pourrait intervenir d'ici à deux ans. Le logiciel est en cours de revalidation sur une deuxième étude et en phase d'encapsulation pour faciliter son utilisation sur un ordinateur portable.

Durée du projet : 2017-2019
Directeur de l'équipe : François Ghiringhelli
Effectif : 5 personnes
Secteur : logiciels

Author : Monique Clemens

Orginal article : 2020-09-21

©Les Echos 2020

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