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Close Look : Les terres rares - à la une de l'actualité

il y a un mois

CLOSE LOOK
Les terres rares : à la une de l'actualité

Le terme "métaux de terres rares" ou simplement "terres rares" désigne un groupe de dix-sept éléments, dont certains sont essentiels pour permettre notre transition énergétique et l'abandon des combustibles fossiles. Leurs noms nous sont peu familiers et imprononçables pour la plupart. Ces éléments sont présents dans la croûte terrestre mais généralement en faible concentration. Dans leur voisinage proche se trouvent malheureusement des éléments très polluants comme l'uranium, ce qui fait que le risque de génération de déchets nucléaires n'est pas à exclure. Leur véritable valeur stratégique doit encore faire l'objet de recherches plus approfondies.

Les terres rares sont considérées comme des ressources stratégiques, essentielles à la fabrication de produits finis allant des téléphones portables et laptops aux équipements militaires. Certains ont des propriétés magnétiques leur conférant un rôle clé dans les technologies vertes, comme les éoliennes et les véhicules électriques. Des éléments tels que le néodyme et le praséodyme, dont la combinaison est appelée NdPr, sont utilisés dans les aimants des éoliennes. Et la demande pour cette technologie devrait être multipliée par cinq d'ici 2030.

Alors, où peut-on trouver ces éléments essentiels ? La Chine domine actuellement le marché mondial affichant une part de 90 % de la production totale. Mais l'approvisionnement chinois s'est révélé peu fiable. Les exportations annuelles ont historiquement subi des coupes sombres, parfois basées sur des caprices politiques. Et cette tendance pourrait être exacerbée par l'accent mis par la Chine sur sa propre transition énergétique à venir. Le manque de fiabilité de l'approvisionnement a récemment incité le Congrès américain à interdire l'utilisation des terres rares chinoises pour les applications de défense à partir de 2026.

Alors, quelle est l'alternative à la production chinoise ? Il semble que le recyclage des aimants pourrait se poser en bonne source d'approvisionnement. Moins de 3 % des aimants provenant de produits en fin de vie, y compris les voitures, les téléphones portables et les haut-parleurs, sont aujourd'hui recyclés. Le recyclage de ces aimants ne requiert que 12 % de l'énergie utilisée pour l'extraction et le traitement des terres rares. La puissance d'un aimant recyclé n'est généralement inférieure que de 2 %, ce qui démontre tout le potentiel de cette option.

L'ancien dirigeant chinois Deng Xiaoping a dit un jour "le Moyen-Orient a du pétrole, la Chine a des terres rares". C'était il y a trente ans, lorsque la transition énergétique mondiale n'était qu'un rêve illusoire. Les récents événements géopolitiques démontrent le risque que courent les marchés mondiaux lorsqu' une zone géographique détient le quasi-monopole de l'extraction d'une ressource essentielle, en particulier lorsqu'un fournisseur clé adopte des procédés dévoyés. Pour les métaux de terres rares à l'instar du pétrole et du gaz, la diversification de l'approvisionnement va se révéler cruciale.

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