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RELANCE BUDGÉTAIRE : QUEL EST L’ÉVÈNEMENT MARQUANT ?

il y a un mois

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Les taux d'intérêt ont chuté dans les années qui ont suivi la crise financière mondiale en 2008, alors que les banques centrales tentaient de stimuler la croissance économique par des mesures de relance monétaire. Sommes-nous arrivés à la limite de l’exercice ? Au cours des derniers mois, les demandes se multiplient pour que les gouvernements mettent de côté les politiques d’austérité et prennent le relais. Cela peut se faire en réduisant les impôts ou en réalisant des investissements importants dans de grands projets d'infrastructure. Voilà ce que l'on entend par relance budgétaire. Voyons quelques exemples.

Lorsque le président Trump est arrivé au pouvoir en 2017, il a promis un budget dans l’optique de donner priorité à l’Amérique. Les programmes de dépenses comprenaient le renforcement de la puissance militaire américaine, ainsi que sur le tristement célèbre mur entre les États-Unis et le Mexique. Les progrès ont été lents pour ce projet particulier et pourtant la dette publique américaine ne cesse d'augmenter. Des estimations récentes prévoient un déficit budgétaire de près de 1000 milliards de dollars fin 2019. 

L’Allemagne, économie plus prudente par nature, a tenté d’atteindre le « schwarze Null », c’est-à-dire un déficit zéro. Cela signifie un budget parfaitement équilibré. En fait, les dépenses publiques ont été si étroitement contrôlées que le pays affiche aujourd'hui un excédent budgétaire proche de 2 % du PIB. Le parti des Verts, très influent dans le pays, cherche à débloquer les dépenses pour des initiatives environnementales au cours des prochaines années.

Le Japon a récemment annoncé un plan de relance de 121 milliards de dollars, destiné à réparer les dégâts des typhons et à investir dans les infrastructures et les nouvelles technologies. Enfin, le Royaume-Uni s’est vu promettre une « prime Brexit », qui pourrait stimuler une économie freinée par les incertitudes liées à son départ de l'UE. Au cours des cinq prochaines années, des dépenses pouvant atteindre 100 milliards de livres (130 milliards de dollars), notamment pour les routes, les liaisons ferroviaires et les hôpitaux, devraient être engagées.

L’approche des gouvernements en matière de relance budgétaire va de la réticence dans certains cas à de grandes promesses dans d’autres. Mais n’oubliez jamais : ce sont toujours les contribuables qui finissent par payer la facture ; ou les contribuables de demain, lorsque ces initiatives sont financées par l’emprunt public. Quoi qu’il en soit, alors que la croissance et l'inflation mondiales restent faibles, le monde attend de voir où le défi des banques centrales sera désormais relevé.

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